La fiche Google Business d'un resto, remplie comme il faut
Par Xavier Lida4 min de lecture
Quelqu'un cherche « souper près de moi » à cinq heures et demie. Il ne descendra pas la page : il regarde les trois restos affichés sur la carte, il compare les étoiles, il appelle. Ces trois places-là ne sont pas décidées par ton site web. Elles sont décidées par ta fiche Google Business.
C'est l'outil le plus rentable dont dispose un resto indépendant, il est gratuit, et il est presque toujours à moitié rempli.
D'abord : est-ce qu'elle est à toi?
La plupart des restos ont déjà une fiche qu'ils n'ont jamais créée. Google en fabrique automatiquement à partir de ce qu'il trouve ailleurs, et n'importe qui peut y suggérer une modification. Tant que tu ne l'as pas revendiquée, tu ne contrôles ni tes heures, ni tes photos, ni ce qui s'y écrit.
La revendication passe par une vérification : un code par la poste, par téléphone ou par vidéo selon les cas. C'est la seule étape un peu longue, et c'est celle qui débloque tout le reste.
Les catégories, plus importantes qu'on pense
La catégorie principale est le signal le plus fort de la fiche. « Restaurant » tout court te met en compétition avec tout ce qui sert de la nourriture dans ta région. « Restaurant de smoked meat », « pizzeria », « cantine » : plus c'est précis, plus Google sait quand te sortir.
Ajoute ensuite les catégories secondaires qui décrivent vraiment ton offre (livraison, apporter son vin, déjeuners). Pas dix : celles qui sont vraies.
Les heures, y compris celles qui changent
C'est l'erreur la plus courante et la plus chère. Une fiche qui affiche « ouvert » un lundi férié quand la porte est barrée produit un déplacement pour rien, et un avis à une étoile qui restera là bien plus longtemps que le congé.
- Les heures normales, tenues à jour quand l'horaire d'été change.
- Les heures spéciales des jours fériés, saisies d'avance. Google les demande explicitement, et presque personne ne les remplit.
- Les heures de la cuisine si elles diffèrent de celles de la salle : un client arrivé à 21 h 45 pour une cuisine fermée à 21 h 30 en veut à ton resto, pas à la fiche.
Les photos : les tiennes, récentes
Les photos sont ce que les gens regardent en premier, avant même les étoiles. Trois règles suffisent : qu'elles soient prises chez toi, qu'elles montrent ce que tu sers vraiment, et qu'elles datent de moins d'un an ou deux.
Une devanture reconnaissable aide plus qu'on croit : c'est ce qui permet à quelqu'un qui arrive en auto de savoir qu'il est rendu.
Le lien de commande, celui qui rapporte
Regarde où mène le bouton de commande de ta fiche. Chez bien des restos, il pointe vers une app de livraison, parfois sans que le proprio l'ait jamais décidé. Chaque commande qui part de là te coûte une commission alors que le client était déjà rendu chez toi.
Ce lien devrait mener à ton menu et à ta commande. C'est un des rares réglages qui se change en deux minutes et se voit sur la prochaine facture.
Ce qui se met à jour, et à quelle fréquence
- Chaque saison : les photos, le menu, les heures si elles bougent.
- Avant chaque congé : les heures spéciales.
- Chaque semaine : les avis à répondre. Cinq minutes le lundi matin suffisent.
Le reste ne demande rien. C'est ce qui rend cette fiche si rentable : le travail est concentré au début, l'entretien est mince, et le résultat se joue sur l'écran où les gens décident réellement où souper. Si tu veux qu'on regarde la tienne, c'est par ici.
